Odile Renaud-Basso, directrice générale adjointe du groupe Caisse des dépôts et directrice des fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts

« Environ 1,5 milliard d’euros investis cette année dans le non-coté »

le 28/11/2013 L'AGEFI Hebdo

Les conditions d’octroi des crédits de l’enveloppe du fonds d’épargne au secteur public local ont été assouplies. Dans le cas contraire, aurait-il été impossible de distribuer ses 20 milliards d'euros ?

Cela aurait pris plus de temps, alors que ce programme est destiné à stimuler l’économie sur la période 2013-2017. En levant la contrainte du cofinancement avec une banque sur de petits projets et des secteurs d’investissement, nous facilitons l’accès au crédit des collectivités locales: jusqu’à 1 million d’euros, nous pourrons prendre en charge les demandes à 100 %, via cette enveloppe ouverte au printemps. A la fin de l’année, malgré les échéances électorales qui entrainent souvent un ralentissement des investissements, nous devrions prêter environ 3 milliards d’euros pour des projets de tous types, mais qui nécessitent un financement de très long terme, de 20 à 40 ans.

Les banques pourraient-elles encore obtenir une partie de l’épargne réglementée pour favoriser le financement des PME ?

Le président de la République a prévu un point de rendez-vous au tournant de l’année. Nous établirons le bilan de l’usage fait par les banques des 30 milliards d’euros prélevés en juillet sur le fonds d'épargne. Il faudra en particulier faire le point sur la liquidité du fonds, compte tenu des volumes importants de prêts et de la tendance à la décollecte sur les livrets A et livrets de développement durable (lire page 25).

Mais vous avez des liquidités dont il difficile de tirer de bons rendements…

Nous avons la même structure d’allocation qu’un assureur-vie. En outre, nous allons augmenter progressivement la part de nos placements en actions (12 milliards d’euros à ce jour). Les flux sur le coté sont surtout affectés aux petites et moyennes capitalisations. Depuis peu, nous investissons dans le non-coté, y compris les infrastructures, à raison de 500 millions d’euros par an pour atteindre cette année un montant d’environ 1,5 milliard. Nous voulons une gestion active pour notre portefeuille.

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