Effet de taille

le 20/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Le corollaire à la recherche de sécurité est que les

due diligence durent plus longtemps et donc que les investisseurs ont tendance à se concentrer en termes d’investissement sur les plus gros hedge funds. « On n'investit pas trois mois de temps pour investir seulement 2 millions d’euros. Cela coûte de l’argent, il faut donc avoir une taille critique d’investissement », souligne Fabrice Cuchet, responsable de la gestion alternative chez Dexia AM, pour qui ces nouvelles pratiques pénalisent les plus petits acteurs : « Alors qu’auparavant, la barrière à l’entrée dans le métier était de 50 millions de dollars d’actifs, aujourd’hui un fonds démarre difficilement s’il ne collecte pas au moins 100 millions, voire 200 millions. » Une concentration sur les gros acteurs également poussée par le semblant de sécurité offert par ces derniers. Le premier réflexe des investisseurs est en effet de privilégier les gros acteurs pensant qu’ils sont ainsi mieux protégés. Les investisseurs peuvent se dire qu’ils ont les moyens d’investir dans des services supports de tout type pour limiter les risques opérationnels. « C’est une erreur », souligne un gérant. Pour preuve, SAC Capital est l’un des plus importants gérants alternatifs en actions (15 milliards de dollars sous gestion).

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