Les économistes écartent l'hypothèse d'une entrée en déflation de la zone euro

le 05/12/2013 L'AGEFI Hebdo

Désinflation, oui ; déflation, non. Dans leur grande majorité, les économistes et les stratégistes sont sceptiques sur le risque d'une entrée en déflation de la zone euro, le terme de déflation étant entendu au sens strict comme une baisse des prix à la consommation. L'idée consensuelle est que les pays européens sont confrontés uniquement à un processus de désinflation. Pour les économistes d'UBS, il n' y a pas de « déflation entendue comme des anticipations de la part des agents d'une baisse des prix généralisée et persistante » , mais plutôt l'entrée « dans une période longue d'inflation basse ». Pour ceux de Société Générale CIB, la désinflation est imputable « à la hausse de l'euro et à la baisse des prix des matières premières importées. Ce n'est pas un phénomène de déflation domestique », capable d'amener la Banque centrale européenne à se lancer dans des achats d'actifs. Pour les analystes de BNP Paribas CIB, si « le désastre du risque de déflation de l'après-2008 a été évité – la grande réalisation de la Fed –, la désinflation actuelle est loin d'être vaincue et 2014 sera une année de combat contre la désinflation ».

 

A lire aussi