Les écarts de croissance restent importants en zone euro

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Divergence. Pour les économistes, la zone euro a mangé son pain blanc. En affichant une progression trimestrielle du PIB de 0,8 % pour les trois premiers mois de l’année, les économies de la zone montrent aussi une image éclatée de la répartition de cette croissance. Un premier groupe comprenant l’Allemagne (1,5 % de croissance du PIB d’un trimestre sur l’autre), la France (1 %), la Belgique (1 %) et l’Autriche (1 %) se détache nettement. Deux grandes économies de la zone sont nettement en retrait, l’Italie (0,1 %) et l’Espagne (0,3 %). Le Portugal est en train de rejoindre l’Irlande dans la récession avec un deuxième repli successif du PIB (-0,7 %), tandis que la Grèce (0,8 %) met fin à une longue série de comptes trimestriels « négatifs » de près de deux ans. En glissement annuel, la croissance de la zone euro s’établit à 2,5 % avec, aux deux bouts de l’éventail, l’Allemagne (+4,8 %) et la Grèce (-4,8 %). Pour les conjoncturistes, ces performances devraient nettement s’atténuer au deuxième ou au troisième trimestre. Le caractère restrictif du policy mix (polique budgétaire- politique monétaire) commencera alors à produir ses effets et le pouvoir d’achat des ménages sera rogné par la hausse des cours des matières premières. La fin de 2011 et l’année 2012 s’annoncent sous de moins bons auspices.

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