Dur d'oreille

le 06/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Comme souvent, le diable est dans les détails. L'enthousiasme des 11 chefs de gouvernements européens qui a suivi l'engagement de créer une taxe sur les transactions financières est en train de laisser la place à l'urgence de circonscrire cette taxe de façon à ne pas entraver le bon fonctionnement des marchés et à ne pas créer d'importantes distorsions entre places financières. Bref, si possible réduire la TTF à un droit de timbre sur les transactions boursières des particuliers (stamp duty) et à la taxe Tobin (centrée sur les changes dont le marché est phagocyté par Londres et qui ne sont pas une classe d'actifs). Et donc laisser en paix le marché des repo, des fonds monétaires, des obligations souveraines. Chaque semaine, Benoît Coeuré, du directoire de la BCE, monte au créneau sur un mode crescendo pour signifier les critiques de la banque centrale à la TTF. Finira-t-il par convaincre la Commission ? Il n' y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

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