Une diversification sectorielle suffisante ?

le 21/02/2013 L'AGEFI Hebdo

« Il y a plusieurs façons de baisser le risque d’un portefeuille : l’une consiste à minimiser la volatilité, on peut également optimiser la diversification, explique Yves Choueifaty, fondateur de Tobam. L’une des critiques classiques avec les stratégies de 'minimum variance', c’est que sans la mise en place de contraintes ad hoc, la concentration sectorielle devient très importante, voire intenable. » De fait, l’ETF* PowerShares basé sur le S&P 500 Low Vol, qui n’applique aucune contrainte, est pondéré à 31 % sur les services aux collectivités et à 27 % en biens de consommation, quand ces secteurs représentent respectivement 3,4 % et 10,6 % du S&P 500.

Pour autant, les contraintes mises en place semblent fonctionner efficacement. En 2005, le secteur bancaire n’aurait représenté que 20 % du fonds minimum variance de Natixis AM (qui n’existait pas encore). Aujourd’hui, il ne pèse que 1 %, preuve de la rotation sectorielle. « Nos portefeuilles sont réactifs grâce à une allocation revue mensuellement », renchérit Fabien Dornier, directeur de la gestion d’Ossiam. En janvier 2013, Ossiam a ainsi fait tourner 32,95 % de son portefeuille de minimum variance européen, soit un peu moins que la moyenne historique mensuelle de 35,45 %. En outre, les allocations sectorielles seront différentes d’une zone géographique à l’autre. Peu prisés en Europe par les stratégies à faible volatilité, les télécoms seront privilégiés dans les pays émergents.

*'Exchange-traded fund'.

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