Dettes publiques, les non-résidents gardent un rôle clé

le 18/10/2012 L'AGEFI Hebdo

Aller-retour. Inquiets de la crise européenne, les investisseurs étrangers ont diminué leurs lignes de titres de dettes des pays périphériques. La part des non-résidents dans la détention de la dette espagnole est ainsi passée de 53 % en 2011 à 34 % en juin 2012, ou de 43 % en 2011 à 35 % en avril 2012 pour la dette italienne, indique une étude d’Amundi. Or même après ce net repli observé depuis un an, ces données traduisent encore une forte progression de la détention de la dette des non-résidents par rapport aux niveaux d’avant la mise en place de l’UEM (Union économique et monétaire). Avant l’euro, ils ne détenaient que 15 % de la dette espagnole et 19 % de la dette italienne. En quinze ans, le poids des non-résidents s’est donc considérablement renforcé. Pourquoi ? Selon Amundi, en venant concurrencer le dollar comme monnaie de réserve et en réduisant le risque de change, la création de l’euro a fourni de grands espoirs de convergence et de discipline… Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, la dette française arrive encore à fidéliser ses investisseurs. Le poids des non-résidents a légèrement baissé, de 2 points (à 64 %) en un an. La dette allemande, considérée comme valeur refuge, continue quant à elle d’attirer les investissements. Les étrangers en détiennent environ 57 %.

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