La dette publique britannique cristallise les inquiétudes

le 10/01/2013 L'AGEFI Hebdo

Les temps changent. Epargnés jusqu'ici par les investisseurs financiers - majoritairement britanniques - et par les agences de notation, les titres de la dette publique du Royaume-Uni entament l'année 2013 dans le soupçon. L'épisode du

fiscal cliff (falaise budgétaire) aux Etats-Unis a propulsé les rendements des titres d'Etat américains et du « cœur euro » (France et Allemagne) de 10 à 20 points de base. Le rendement du gilt anglais, lui, est allé beaucoup plus haut au point de rejoindre l'OAT (obligation assimilable du Trésor). Le 10 ans britannique est même passé brièvement au-dessus du 10 ans français vendredi 4 janvier. Le rétrécissement de l'écart de taux est à l'œuvre depuis plusieurs semaines et témoigne de la suspicion qui a gagné la dette publique britannique. La récession de l'économie et l'augmentation rapide de l'endettement public, la fin évoquée du programme d'assouplissement quantitatif de la Banque d'Angleterre, la dégradation attendue de la note du pays, ou encore les débats politiques sur la place de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne,... tout concourt à tendre les rendements des gilts.

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