Les dérivés, le talon d’Achille de la dette publique

le 15/03/2012 L'AGEFI Hebdo

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Le principal risque domestique est que le gouvernement échoue à mettre en place une politique assurant la sauvegarde à long terme des finances publiques, induisant un manque de confiance dans les emprunts d’Etats japonais (JGB) », expose Raymond Van der Putten, économiste de BNP Paribas. Pourtant, à l’heure actuelle, le marché des titres souverains japonais est détenu pour une grande majorité par les résidents, ce qui en garantit une certaine stabilité. Seulement 5 % du marché est aux mains des investisseurs étrangers. Cependant, selon une étude du Fonds monétaire international (FMI), le canal de transmission d’une éventuelle panique liée à la défiance vis-à-vis de la dette japonaise est le marché des dérivés. Les non-résidents, plus sensibles au risque souverain que les acheteurs domestiques, détiennent près d’un tiers du marché et y sont très actifs. « N’importe quel stress sur les marché des ‘futures’ pourrait affecter la liquidité du marché des JGB, étant donné les stratégies d’arbitrage qui relient l’un et l’autre », explique le FMI. Une perte de confiance de la part des investisseurs étrangers provoquant des turbulences sur les marchés dérivés pourrait ébranler le marché des titres d’Etat nippons.

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