Dépréciation du yen, le Japon échappe aux critiques du G20

le 21/02/2013 L'AGEFI Hebdo

Promesse. « 

Nous nous abstiendrons de procéder à des dévaluations compétititives... Nous ne poursuivrons pas d'objectifs de taux de change à des fins de concurrence », indique le communiqué final du G20 du 16 février dernier. Un texte dans la droite ligne de celui du G7 publié quelques jours plus tôt qui réaffirmait « son engagement pour des taux de change déterminés par les marchés ». Les réunions internationales passées, le gouvernement japonais du Premier ministre Shinzo Abe peut passer à une nouvelle étape dans sa stratégie de lutte contre la déflation qui inclut une forte dépréciation du yen : changer la tête de la Banque du Japon en désignant un nouveau gouverneur pour mettre en œuvre une politique monétaire conforme à cette stratégie. Avec un dollar-yen autour de 95, la devise nippone peut être considérée comme « forte » au regard des standards historiques. Pour l'équipe de recherche d'UBS, les mouvements de change actuels ne « tueront pas le PIB » en zone euro et il n'y a aucune raison pour que la Banque centrale européenne modifie ses prévisions. En Asie, la Corée, la Malaisie, Singapour et Taiwan sont les plus vulnérables à la dépréciation du yen, estime de son côté la recherche de Natixis.

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