Dépense publique

le 18/07/2013 L'AGEFI Hebdo

L’Assemblée nationale a publié ses comptes pour 2012, le rapport des questeurs, le rapport de la commission spéciale et celui des experts-comptables, nous dit le site Acteurs publics. Si les députés ont mis la pédale douce sur le train gratuit ou les œuvres d’art (pas d’achat en 2012), l’Assemblée nationale continue cette pratique curieuse d’octroyer des crédits immobiliers défiant toute concurrence aux députés et à ses fonctionnaires. Non seulement banquier, le Palais Bourbon est aussi fonds de pension : les 162 ex-députés de l’ancienne législature ont touché 2,47 millions d’euros pour leurs premiers mois de « retraite ». Ce n’est rien comparé aux 17,42 millions de frais de licenciement des assistants parlementaires. Car si chaque député dispose d’une enveloppe mensuelle de 9.500 euros pour payer ses collaborateurs, quand il licencie, c’est l’Assemblée qui assume la facture. La République est généreuse.

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