Démocratie au rabais

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Il y a quelques années de cela, le monde associatif et les structures coopératives ou mutualistes de la banque et de l’assurance se targuaient de véhiculer chez leurs adhérents des valeurs de participation, de démocratie et d’empathie, véritables socles de la force de ces entreprises d’un genre particulier. A l’époque déjà, la vérité était loin de coller à cette image d’Epinal. Mais que dire aujourd’hui où la comparaison est possible avec les sociétés cotées qui ont intoduit bon gré mal gré, et le plus souvent sous la pression de groupes d’actionnaires, une petite dose de gouvernance dans leurs assemblée générales ? Quelque 9.000 adhérents de l’Afer, l’association d’épargne retraite, ont décidé de déposer cinq projets de résolution à la prochaine assemblée générale. Sans illusion aucune, nous explique leur collectif. L’an dernier, le président de l’Afer disposait de 70.000 pouvoirs sur 110.000 votants, soit les deux tiers des votes effectifs. C’est la démocratie du « circulez, il n’y a rien à voir » avec un Comité des sages nommés par le président, des hausses régulières des rémunérations des administrateurs, etc. Si l’état de la gouvernance dans les sociétés cotées laisse à désirer, celui des structures dites coopératives et associatives est consternant.

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