La crise à la lumière de l’histoire

le 19/07/2012 L'AGEFI Hebdo

Un éclairage historique et une prise de recul d’un ou plusieurs siècles donnent une idée de l’ampleur du sinistre actuel (voir les graphiques ci-joints).

Un peu d’histoire des marchés financiers abordée à l’aide de plus 100 graphiques et au bout du compte un résultat passionnant obtenu par quatre stratégistes de Bank of America Merrill Lynch : Michael Hartnett, Kate Moore, Brian Leung et Swathi Putcha (étude intitulée

The longest pictures, 27 juin 2012). Certains chiffres sont connus et la réalité qu’ils présentent ne surprend plus. L’once d’or a atteint un plus haut de tous les temps en septembre 2011, le rendement du T-note américain est à un plus bas de ces 220 dernières années, l’effondrement du marché immobilier américain depuis 2006 est sans équivalent depuis 1921, etc. Mais le document contient quelques perles. Sait-on qu’un dollar investi en 1824 dans des actions d’entreprises américaines donnerait aujourd’hui 3.642.000 dollars, dividendes réinvestis bien entendu ? Ou que pour voir des rendements de titres publics néerlandais aussi bas qu’en ce moment, il faut remonter le temps jusqu’en...1517 ? Plus que jamais, se plonger dans l’histoire permet une lecture lucide du présent. Inutile de préciser que ce document n’a pas pour fonction de redonner le moral aux investisseurs.

De krach en krach. Observer le marché actions américain sous l’œil de l’indice Standard & Poor’s des 500 plus grosses valeurs corrigé de l’inflation montre une image plus que nuancée du retour sur investissement en actions. Deux statistiques
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De krach en krach. Observer le marché actions américain sous l’œil de l’indice Standard & Poor’s des 500 plus grosses valeurs corrigé de l’inflation montre une image plus que nuancée du retour sur investissement en actions. Deux statistiques
Lentement mais sûrement. Retour 24 ans en arrière. La part des marchés européens dans la capitalisation mondiale était de 21 % en 1988. Elle est aujourd’hui de 22 %. Le point le plus haut a été atteint en août 1998 au plus fort de la crise a
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Lentement mais sûrement. Retour 24 ans en arrière. La part des marchés européens dans la capitalisation mondiale était de 21 % en 1988. Elle est aujourd’hui de 22 %. Le point le plus haut a été atteint en août 1998 au plus fort de la crise a
Cure de déflation. En 1988, la capitalisation du marché japonais était la plus élevée au monde et représentait 44 % du MSCI mondial. Par la suite, la descente a été rapide. Témoin de cette déflation boursière, la part du marché nippon dans l
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Cure de déflation. En 1988, la capitalisation du marché japonais était la plus élevée au monde et représentait 44 % du MSCI mondial. Par la suite, la descente a été rapide. Témoin de cette déflation boursière, la part du marché nippon dans l
Au plus bas depuis 260 ans. Deux sommets. Les observateurs des taux d’intérêt français retiendront le pic spectaculaire relevé à l’occasion de la période d’hyper-inflation de la Révolution française. Ils n’oublieront pas, plus près de nous e
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Au plus bas depuis 260 ans. Deux sommets. Les observateurs des taux d’intérêt français retiendront le pic spectaculaire relevé à l’occasion de la période d’hyper-inflation de la Révolution française. Ils n’oublieront pas, plus près de nous e
Mondialisation. Un grand succès à l’export. Les investisseurs étrangers sont devenus de plus en plus gourmands d’emprunts d’Etat américains. En 1945, ils ne détenaient que 1 % du marché. Aujourd’hui, ils en possèdent 44 % ! En revanche, l’ap
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Mondialisation. Un grand succès à l’export. Les investisseurs étrangers sont devenus de plus en plus gourmands d’emprunts d’Etat américains. En 1945, ils ne détenaient que 1 % du marché. Aujourd’hui, ils en possèdent 44 % ! En revanche, l’ap
Au plus bas depuis 220 ans. Drôle d’année pour la courbe des taux américains. En juin 2012, le rendement de l’emprunt d’Etat à 10 ans est tombé au-dessous de son plus bas niveau depuis 220 ans (de 1,45 %). C’est la plus grande et plus longue
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Au plus bas depuis 220 ans. Drôle d’année pour la courbe des taux américains. En juin 2012, le rendement de l’emprunt d’Etat à 10 ans est tombé au-dessous de son plus bas niveau depuis 220 ans (de 1,45 %). C’est la plus grande et plus longue

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