2

Le coût élevé d'une espérance de vie plus longue

le 19/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Gérontocratie. Le Fonds monétaire international (FMI) vient de se pencher sur les conséquences de l’allongement de l’espérance de vie sur les finances publiques. Le Fonds estime dans un rapport qu’il constitue «une menace pour le caractère soutenable des budgets dans les prochaines années et décennies». Le rapport analyse plus précisément le risque de longévité (distinct de l’espérance de vie) dans la mesure où par le passé, les démographes ont sous-estimé de trois ans en moyenne l’allongement de l’espérance de vie. Trois années de plus que prévu représentent des dépenses supplémentaires de 25% à 50% du PIB, note le document. Dans un pays comme la France, le risque de longévité équivaut à une charge additionnelle de 40% à 54% du PIB. En Allemagne et au Japon, l’impact est encore plus important et représente respectivemment les deux tiers et les trois quarts du PIB. En intégrant cette charge dès à présent dans l’endettement

des Etats, l’Allemagne et les Etats-Unis arriveraient à un ratio dette publique/PIB de 150%, et le Japon culminerait à 300%.

A lire aussi