Corridor

le 07/07/2011 L'AGEFI Hebdo

L’appât du gain d’un côté, se faire un réseau de l’autre : chacun y trouve son intérêt. On connaissait le corridor que Goldman Sachs a construit entre elle-même et la Maison-Blanche et le Trésor américain. La liste est longue. Avec la crise, ce corridor s’est mondialisé, nous indique Bloomberg. En août, Andrew Benito, économiste à la Banque d’Angleterre, rejoindra la banque comme senior économiste. Avant lui, en mai, Goldman Sachs avait embauché Huw Pill, vice-directeur général de la recherche de la Banque centrale européenne (BCE). Et encore avant lui, en janvier, c’était Naohiko Baba de la Banque du Japon qui intégrait Goldman Sachs. On n’oubliera pas le transfuge le plus célèbre, Mario Draghi, futur patron de la BCE qui œuvra chez Goldman entre 2002 et 2005. Rien de plus normal d’ailleurs puisque le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, ou encore le président de la Fed de New York, William Dudley, ont eux aussi travaillé pour la célèbre firme. Après tout, Goldman Sachs n’est pas la seule à utiliser les services d’anciennes gloires des banques centrales : Axel Weber, l’ex-président de la Bundesbank, va intégrer UBS pour en devenir président en 2013 et Brian Madigan, de la Réserve fédérale, va conseiller Barclays sur la régulation.

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