Convaincre les marchés de la légitimité du « AAA »

le 20/01/2011 L'AGEFI Hebdo

L’humeur des marchés financiers européens de dettes, tel est le principal risque qui pèse sur l’économie française. Des états d’âme trop pessimistes quant à la capacité de réduire le niveau de dette sur PIB peuvent à tout moment pousser les taux d’intérêt à la hausse. Aux autorités françaises de se montrer convaincantes. Elles se sont engagées à réduire le déficit public à 3 % du PIB fin 2014, « ce qui laisse tout de même quelques marges de manœuvre », estime Sophie Mametz, économiste chez Inter Expansion-Groupe Aprionis. Cependant, la France devra continuer de démontrer qu’elle effectue des efforts en ce sens. « Si les autorités optaient au contraire pour la relance, les taux grimperaient et alourdiraient la facture dangereusement, commente Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo Securities. L’option la moins coûteuse est donc bien celle de concrétiser la réduction budgétaire. » Pour l’instant, les signaux adressés aux marchés sont positifs, tels la réforme des retraites ou « la reconduction du Premier ministre François Fillon considéré par les marchés comme une personnalité déterminée à transformer l’essai ». L’agence de notation Moody’s a récemment indiqué qu’en dépit de stratégies de réduction de déficit différentes, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne et la Grande-Bretagne présentaient des données toujours compatibles avec leur note « AAA ».

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