Comptabilité à la romaine

le 24/11/2011 L'AGEFI Hebdo

L’Italie en excédent primaire depuis quinze ans, à l’exception de 2009 et 2010 ? Cette assertion apparue dans la presse depuis quelque temps a fait sourire ce spécialiste français des finances publiques, notamment connu pour avoir audité les comptes tricolores à la demande de Lionel Jospin, puis de Jean-Pierre Raffarin. L’explication ne manque pas de sel. Selon lui, les comptes publics italiens s’exprimaient jusqu’en 1997 en recettes et dépenses. Or en 1997 (il y a près de quinze ans donc), Bruxelles a enjoint à la péninsule de faire comme tout le monde, c’est-à-dire d’établir une colonne « créances » et une colonne « dettes », soit la norme communautaire en vigueur. Qu’à cela ne tienne, ont répondu en substance et ravis les Italiens, qui en auraient profité pour intégrer dans la première colonne toute une batterie de créances dont ils savaient parfaitement qu’elles ne seraient probablement pas honorées. Mais elles entraient bien dans la colonne des « plus »...

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