Comme avant

le 13/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Goldman Sachs sera toujours Goldman Sachs, pouvait-on lire ces jours-ci dans les pages financières des journaux américains, suite à la valorisation de Facebook à 50 milliards de dollars par la banque d’affaires. Depuis plusieurs mois, la banque cherche à corriger son image et à améliorer sa réputation qui en ont prix un sacré coup avec la crise financière. Elle a mis en place en interne une commission chargée d’établir des business standards après des accusations de fraude par la SEC (Securities and Exchange Commission). Mais entre vouloir établir des règles commerciales saines, exemptes de tout reproche, et la « culture » de l’entreprise, il y a un monde. Dans le cas de Facebook, Goldman Sachs, qui en est actionnaire, a placé 1,5 milliard de dollars de titres du réseau social par internet auprès de ses clients privés les plus « select ». En leur expliquant qu’elle pouvait vendre sa propre particpation dans Facebook de 375 millions de dollars sans les avertir. La ficelle est un peu grosse. Un des gérants stars de Goldman, Richard Friedman, a rejeté l’opération, la jugeant incorrecte pour ses clients. Ce que Goldman a omis de préciser à sa clientèle privée.

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