Dossier Systèmes d'information - Asset management

CM-CIC AM se dote d’un nouvel outil de marquage des ordres

le 24/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Cet investissement a pour but de mieux connaître les détenteurs de ses OPCVM et de piloter au plus près sa gestion de passif.

L’initiative de ce projet de marquage des ordres remonte à dix-huit mois et s’inscrit dans un cadre plus large de pilotage et de connaissance du passif, raconte Philippe Hollebecq, responsable du pilotage commercial chez CM-CIC Asset Management. Une bonne gestion du passif passe obligatoirement par un bon marquage des ordres. » Avant d’ouvrir ce chantier, CM-CIC AM disposait d’un outil ne permettant d’identifier que 95 % du passif et ne répondant pas aux normes de place. La gestion du passif relevait de la responsabilité du teneur de compte conservateur (TCC) interne et ne prenait pas forcément en compte les codes Bic one, c’est-à-dire les codes Bic (bank identifier code ou adresse Swift) non Swift.

Au cœur du projet, un processus qualité a été arrêté, impliquant toutes les parties prenantes à la distribution des fonds : le TCC interne de CM-CIC, le TCC du donneur d’ordres (c’est-à-dire le distributeur) et le donneur d’ordres lui-même. En effet, quand existe une convention de commercialisation, le versement des rétrocessions au distributeur est lié à un bon marquage des ordres et les distributeurs ont tout intérêt à adhérer à cette démarche. Mais en l’absence de convention, l’incitation à mettre en œuvre un bon marquage des ordres est moindre. En parallèle, d’importants développements informatiques ont été nécessaires. « Nous allons créer un système d’information dédié reposant sur quatre bases de données : la première pour la gestion des flux, la deuxième pour la gestion des stocks en conservation chez nos 'investisseurs', la troisième dédiée aux informations 'investisseurs' et au marquage des ordres, et la quatrième pour stocker les données relatives aux conventions », détaille Philippe Hollebecq.

Gestion de la relation client

En parallèle, il a été décidé de mettre en place un système de gestion de la relation client (CRM). Démarré plus tôt, en 2010, ce projet de CRM, basé sur la technologie de l’éditeur e-Deal, a été dynamisé par le projet de marquage des ordres, les deux étant indissociables. Le nouveau système d’information sera entièrement développé en interne, car cela correspond à la culture d’entreprise. Par ailleurs, la demande était trop spécifique. Ce nouveau système d'information, outre les bases de données, comprendra un applicatif pour gérer les écrans de saisie, les écrans de restitution des informations et un système de requêtes intégrées, si bien que l’utilisation du système ne requiert pas de connaissance informatique particulière. Un système de GED (gestion électronique de documents) spécifique sera également développé, car s’il en existe un pour l’ensemble du groupe, il ne correspond pas aux besoins du projet pour le marquage des ordres, ne permettant pas de récupérer les données, notamment celles issues des conventions de distribution, pour les exploiter. « Toute la difficulté a été de trouver les bons paramétrages et la souplesse pour que les recherches multicritères correspondent à tous les utilisateurs potentiellement concernés, au sein de la direction générale, de la direction commerciale, du contrôle juridique », souligne Philippe Hollebecq. La rédaction du cahier des charges pour la base de données juridique des conventions est en phase de finalisation. Les développements informatiques devraient débuter dans la foulée. Le cahier des charges pour la base conservation devrait être achevé fin mai. Viendra ensuite celui de la base flux, et enfin le « gros morceau », la base investisseurs. « Nous avons un gros travail de reconstitution des encours pour les investisseurs dont les actifs ne sont pas conservés par notre TCC, prévoit Philippe Hollebecq. Nous allons enrichir ces encours avec les données de flux, qui sont parfaitement identifiées. Cela nous permettra de mieux connaître les transferts entre deux TCC, grâce à l’écart entre ce que nous allons calculer et les données transmises par les donneurs d’ordres. » Le nouveau système devrait être opérationnel courant janvier 2013.

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