Des cessions bien difficiles à mener à terme

le 22/11/2012 L'AGEFI Hebdo

A l’heure où la gestion d’actifs souffre dans plusieurs pays européens, certains groupes bancaires, et non des moindres, cherchent ou ont cherché à se séparer de leurs filiales dédiées. Or force est de constater que trouver un repreneur s’avère particulièrement délicat en cette période de crise économique et financière. Résultat : plusieurs groupes ont été contraints de faire marche arrière. La banque italienne UniCredit a ainsi enterré son projet de cession de Pioneer Investments (photo), malgré des offres émanant de plusieurs repreneurs dont des sociétés françaises. Deutsche Bank a pour sa part mis fin à ses discussions avec Guggenheim Partners concernant la vente de RREEF, sa filiale de gestion alternative, faute d’avoir pu s’entendre sur les modalités. La difficulté de valoriser de telles activités de gestion d’actifs dans un contexte de collecte atone et de pression sur les marges explique une telle situation. Deux autres dossiers sont d’ailleurs en suspens. Malgré l’intérêt manifesté par l’australien Macquarie et le chinois Hony Capital, Dexia Asset Management tarde en effet à trouver preneur. De fait, les deux prétendants ne s'intéressent qu'à l’activité australienne, jugeant la partie européenne peu rentable. De même, la cession de Robeco, filiale de Rabobank, tarde à se concrétiser, butant sur l’écueil de sa valorisation.

A lire aussi