L'avis de... Alexandre Kurtz, responsable du développement commercial des solutions risk management chez l'éditeur Sas

« La cartographie évolue pour obtenir une vision dynamique des risques »

le 13/10/2011 L'AGEFI Hebdo

Où en sont les banques dans leurs réflexions quant à leurs outils de gestion des risques ?

Elles réfléchissent à l’amélioration des scénarios de risques et à leur analyse, ainsi qu’à la mise en œuvre d’une méthodologie de stress-testing (test de résistance, NDLR) pertinente et efficiente, un aspect de Bâle II encore assez mal traité. Elles se demandent également comment mettre en place leurs dispositifs de maîtrise des risques pour se conformer à Bâle III. Enfin, elles veulent disposer d’une vision plus globale de leurs risques. Depuis la mise au point opérationnelle de notre solution ERM SAS® Rik Management for Banking, nous comptons une douzaine de banques européennes clientes. Modulaire, cette suite ERM propose notamment un module risque de liquidité. Mais celui qui intéresse tous ces nouveaux clients, et les autres, est le module d’agrégation des risques. Il permet de se connecter à tous les outils de gestion des risques existants pour produire une vision consolidée.

Et concernant la cartographie des risques ?

La cartographie consistait, il y a encore peu de temps, en une vision statique des risques. C’est en train d’évoluer avec une volonté d’obtenir une vision dynamique, un suivi de l’évolution de l’exposition aux risques opérationnels. Elles ont besoin de mieux les apprécier. Jusqu’à présent, c’est une vision trop forfaitaire du risque opérationnel, poussée par le régulateur, qui prévalait. Or les acteurs bancaires veulent faire évoluer cette vision forfaitaire du montant de fonds propres alloué à la couverture du risque opérationnel vers une appréciation plus fine de leur exposition, afin de mieux calibrer les efforts de contrôle interne.

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