Bulle immobilière

le 27/06/2013 L'AGEFI Hebdo

« Il faut être propriétaire de son logement principal si l’on veut espérer épouser la jeune fille convoitée », explique cet expatrié français à Shanghai. Impossible de convoler en justes noces sans appartement dans sa manche. L’abondante épargne des Chinois est d’ailleurs, pour partie, destinée à l’acquisition immobilière. Un tour de force au vu de la bulle immobilière qui s’abat sur le secteur : certaines grandes villes ont récemment vu le prix de leur immobilier résidentiel multiplié par 10 ! Des mesures gouvernementales comme une taxe de 20 % sur les gains en capital sont en cours d’application afin de juguler la spéculation. Ce contexte d’incertitude pèse notamment sur le marché de l’investissement. Une étude de DTZ indique que la demande des investisseurs (4 % d’étrangers)s’est détournée du résidentiel au profit du secteur des bureaux. Sur un an glissant à fin mars 2013, les investissements ont crû de 23,5 % à 3,5 milliards de dollars contre un fléchissement de 40,2 % du côté du résidentiel, soit un volume total atteint de 27 milliards de dollars.

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