Une bulle d’investissement ?

le 23/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Des villes fantômes, des routes et des ponts vers nulle part, des constructions pharaoniques inutiles… Les marchés s’inquiètent régulièrement d’un éventuel surinvestissement en Chine, notamment depuis la relance de 2009-2010. Le stock de capital a crû plus vite que le PIB ces dernières années, ce qui met en doute l’efficacité des projets lancés. « Cette baisse du retour sur investissement est normale étant donné la nature des infrastructures financées, estiment les économistes de HSBC. Ce sont surtout des investissements publics qui ont de longs cycles de rendement. » L’investissement est largement financé par l’épargne (voir le graphique) et reflète l’urbanisation du pays (51,2 % en 2011, contre 19,3 % en 1980), selon eux. La Chine a toujours d’énormes besoins d’infrastructures : dans les chemins de fer (son réseau est comparable à celui des Etats-Unis dans les années 1870), les métros (plus de 80 villes n’en ont pas encore) et les routes (la densité du réseau est inférieure de plus de 20 % à celui des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques). Cette année, le gouvernement souhaite promouvoir de nouveaux projets « de manière ordonnée », et encourager l’investissement privé dans les chemins de fer, l’énergie et la santé.

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