De bonnes performances, mais...

le 28/03/2013 L'AGEFI Hebdo

Si l’on compare les performances d’un portefeuille classique (60 % actions, 40 % obligations) avec celui d’un autre géré selon une stratégie de

risk-parity pure (les actions et obligations contribuent de manière équivalente au risque), le résultat est sans appel : sur une période d’environ 80 ans, le second affiche un rendement cumulé près de dix fois supérieur au premier (chiffres compilés par Clifford Asness, Andrea Frazzini, and Lasse Heje Pedersen dans leur étude Leverage Aversion and Risk Parity, publiée en 2011).

Pour autant, une lecture plus attentive permet de nuancer cette performance. L’essentiel de la différence s’inscrit sur la période qui court du début des années 80 à aujourd’hui. Sans surprise, cela correspond aux trente dernières années de baisse des taux obligataires. Durant cette période, le risk-parity affiche de meilleures performances annuelles qu’un portefeuille classique sur l’essentiel des marchés boursiers développés. « En revanche, si l’on s’attarde sur la période précédente, on constate qu’entre les années 60 et 80, la performance d’un portefeuille de ‘risk-parity’ est proche de zéro alors que la stratégie classique affiche, elle, des gains solides », note Raul Leote de Carvalho, chef de la recherche quantitative chez BNP Paribas IP.

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