Les BFI, l'autre maillon faible

le 16/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Les activités de banque de financement et d’investissement (BFI) coûtent cher à UBS et Credit Suisse. En perte dans les deux banques sur les deux derniers trimestres

(lire ci-contre), la BFI est aussi à l’origine d’un résultat négatif surprise à l’échelle du groupe Credit Suisse sur la période octobre-décembre, une première depuis trois ans. Pilier du groupe au côté de la gestion de fortune, la division a pâti de la contribution quasi nulle du fixed income(produits de taux, change et matières premières) dont les revenus ont plafonné à 36 millions de francs suisses contre 888 millions un an plus tôt. Outre la volatilité et les faibles volumes de marché, Credit Suisse a subi, comme UBS, des pertes liées à des activités arrêtées et à la réduction des actifs pondérés du risque (-22 %) en prévision de Bâle III. La banque compte atteindre d’ici à fin mars, avec neuf mois d’avance, son objectif de réduction des actifs de 80 milliards de francs suisses. Elle affiche un « bon démarrage » de ses affaires en 2012. UBS juge pourtant la période particulièrement difficile en raison de la crise de la zone euro.

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