Beaucoup de bruit pour rien

le 19/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Tous les arguments sont bons dans une campagne électorale, y compris les instruments de couverture sur la dette. Le lancement par Eurex, la filiale de l’allemand Deutsche Boerse, d’un future sur OAT (obligations assimilables du Trésor) à une semaine du premier tour de la présidentielle a provoqué une levée de boucliers de la part de certains candidats qui y voient un nouvel outil de spéculation contre la dette française. Résultat des courses : « un pétard mouillé », selon un analyste interrogé par Reuters. Au jour de sa première cotation, lundi 16 avril, un peu moins de 3.000 contrats OAT avaient été traités, contre plus de 600.000 sur le future sur le Bund allemand. Mardi, l’activité était encore peu soutenue. Le contrat juin reculait après deux jours de cotation dans le sillage des emprunts français sur le marché cash. Pas de quoi influer, en tout cas, sur l’issue du scrutin.

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