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le 06/10/2011 L'AGEFI Hebdo

Avec la chute des Bourses et la morosité environnante, il fallait s’y attendre : les riches se sont appauvris. En témoigne l’affaiblissement de la demande asiatique pour l’art contemporain. Deux fois l’an, Sotheby’s organise des ventes à Hong Kong, troisième place d’enchères au monde après New York et Londres. C’est l’occasion de prendre la température du marché du luxe et de l’art. Cette fois, en ce début octobre, les professionnels étaient dépités. Certes, quelques œuvres considérées comme majeures de l’art contemporain chinois sont parties relativement facilement et à des prix élevés, mais pour les catégories moins cotées, les pièces n’ont pas trouvé preneurs aisément. « Ce sera la même chose à New York », prédit un expert cité par Reuters. Cela dit, un peu de retour au calme sur un marché chinois spéculatif et sujet à manipulation ne peut pas faire de mal. Quasi inexistant en 2000, ce marché représente aujourd’hui 28 % du marché mondial.

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