La Banque centrale européenne sous pression

le 27/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Ricochet. Face aux doutes grandissants des investisseurs et des analystes sur la capacité de la Banque centrale européenne (BCE) à utiliser de nouveaux outils de politique monétaire comme les OMT (

outright monetary transactions) en cas d’intensification de la crise financière en zone euro (L’Agefi Hebdo du 13 juin, page 17), ou à contrer la fragmentation financière de la zone, la BCE va-t-elle devoir assister en spectatrice à la remontée des taux d’intérêt sur les dettes souveraines de la zone ? La confirmation par la Réserve fédérale qu’elle se préparait à réduire ses achats de titres dans le cadre de sa politique non conventionnelle (voir ci-contre) a entraîné un mouvement de hausse des taux sur les marchés obligataires outre-Atlantique mais aussi en Europe. La transmission des tensions a été instantanée. Les coûts de financement en zone euro ont augmenté alors même que les taux de croissance économique y sont bien moindres qu’aux Etats-Unis, quand ils n’indiquent pas purement et simplement une récession. C’est « le dilemme Draghi », indique une note de Société Générale CAR. Après avoir dit il y a un an qu’il ferait « tout ce qu’il faut » pour éviter une crise, le président de la BCE va devoir préciser ses arguments, soulignent plusieurs notes d’analyse. « Le mieux que nous puissions espérer, indiquent les analystes de SG CAR, est que les rendements des Bunds n’augmentent pas au même rythme que les rendements des Treasuries. »

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