Alchimie raisonnée

le 24/03/2011 L'AGEFI Hebdo

Aux Etats-Unis, la séparation des pouvoirs l’emporte en cas de renouvellement des équipes dirigeantes. Selon une étude de Booz Allen, 16,5 % des nouveaux directeurs exécutifs américains cumulaient en 2009 les fonctions de directeur général (chief executive officer) et de président (chairman), à comparer à 50 % en 2000. Or, selon une étude de l’Université de Yale, la clé de la réussite ne dépend pas seulement de la distribution claire des rôles entre les deux personnalités mais aussi de la nature de la relation qu’elles construisent. Le directeur général et le président doivent être « proches mais pas intimes ». Une distance professionnelle doit être maintenue « afin de conserver son objectivité, son aptitude à gérer les conflits sans s’inquiéter d’éroder une amitié ». La communication entre les deux dirigeants doit être ouverte et constante. Et pour éviter toute méfiance inopportune, néfaste au travail des comités de direction, chacun doit rester à sa place : il ne doit faire aucun doute au sein du conseil d’administration que « le président ne souhaite pas devenir le directeur général et inversement ».

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