Actions des pays émergents, le juste prix

le 14/07/2011 L'AGEFI Hebdo

Les actions des pays émergents n’ont pas retrouvé la cote. Au premier semestre, le marché s’est focalisé sur les risques susceptibles de devenir systémiques, à savoir « la surchauffe immobilière en Chine (selon le Fonds monétaire international, 35 villes chinoises ont vu leur parc immobilier doubler depuis 2005, NDLR), le dérapage de l’inflation (plus de 6 % prévu en juin en un an et ce ne sont que les chiffres officiels !, NDLR), les risques sociaux liés à la flambée des denrées alimentaires (près de 12 % de hausse en un an) », énumère Sylvain Lefèvre, directeur de SL Finance, qui estime toutefois que les pays émergents sont des réservoirs immenses de consommateurs et demeureront encore pour longtemps un eldorado. « Le risque majeur, lorsque l’on investit sur un marché émergent, est de payer le mauvais prix », estime pour sa part Richard Titherington, chief investment officer de l’équipe de gestion d’actions émergentes de JPMorgan Asset Management, à l’écart de l’Inde et du Brésil, mais qui recommence à surpondérer la Chine dans son portefeuille. Selon lui, la surenchère d’inquiétudes la concernant commence à se refléter suffisamment dans les cours. D’ailleurs, pour Richard Titherington, l’inflation dans les pays émergents, provoquée par le QE2 (deuxième phase d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale), est, comme toujours, un phénomène « cyclique et temporaire ».

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