A vieux singe, vieux singe et demi

le 19/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Goldman Sachs a bâti sa réputation sur son habileté à négocier les actifs les plus volatils. Mais ses déboires publics tout comme les incessants changements réglementaires lui font parfois perdre la main. En témoignent les pertes essuyées par le courtier sur la cession de portefeuilles de plusieurs centaines de millions de prêts à des entreprises très endettées. L’une de ces cessions a notamment fait jaser : elle concerne un prêt de 85 millions de dollars sur le groupe de publications Lee Enterprises cédés à 65 cents pour un dollar et qui valent désormais 80 cents, soit une perte de quelque 13 millions pour le vendeur. Il est vrai que l’acquéreur habile n’est autre... que Warren Buffett en personne. Preuve que pour avoir des idées fiscales, le vieux gourou d’Omaha n’a pas perdu la main en affaires.

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