A la conquête des indices de référence

le 16/02/2012 L'AGEFI Hebdo

« Les pays arabes sont mal représentés dans les indices boursiers de référence », remarque Nassib Ghobril, économiste en chef de la Byblos Bank, rappelant que la place boursière de « l’Arabie Saoudite, le plus grand marché de la région du Golfe, n’est pas classée par MSCI et devrait l’être ». Les investisseurs qui ciblent le Moyen-Orient doivent se contenter de se référer au MSCI Gulf Cooperation Council (GCC) Countries hors Arabie Saoudite et au MSCI Arabian Markets hors Arabie Saoudite. « Le pays, qui a beaucoup travaillé au cours de ces derniers mois sur l’ouverture de son marché boursier, est prêt, techniquement, à être référencé », indique Nina de Martinis-Majstorovic, gérante action émergente spécialiste Moyen-Orient, précisant que « le poids de sa capitalisation équivaudrait à celle de la Russie ou de l’Afrique du Sud ». Cette nouvelle entrée serait une source de diversification bienvenue pour les gestionnaires d’actifs spécialisés dans les pays émergents, de même que « le passage du Qatar et des Emirats Arabes Unis de la catégorie des ‘marchés frontières’ à celle des ‘marchés émergents’ », commente Maarten-Jan Bakkum, stratégiste senior marchés émergents chez ING IM. Cette étape pourrait être franchie en juin, lors de la prochaine revue du MSCI. La réussite de cet examen, raté trois fois déjà, est toutefois loin d’être assurée. Certaines dispositions, dont la limitation au Qatar à 25 % de la détention des sociétés locales par des mains étrangères, jouent en sa défaveur.

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