Immobilier - Le baromètre EXCLUSIF de Cushman & Wakefield

Un été animé

le 17/09/2015 L'AGEFI Hebdo

Décollage. Sous le soleil de juillet et août, deux des plus grandes transactions de l’année ont été enfin signées. Des deals que relève Cushman & Wakefield dans son baromètre de l’investissement immobilier, réalisé en exclusivité pour L’Agefi Hebdo. Il s’agit de la cession du portefeuille Celsius et de la vente des Tours T1&B (photo) ainsi que du siège de PSA (respectivement plus de 500 millions d’euros et 1,24 milliard). Ces opérations viennent fortement dynamiser le marché. En effet, à fin juin, seuls 7,9 milliards d’euros étaient comptabilisés par le conseil en immobilier, en raison de l’absence de très grandes opérations supérieures à 500 millions d’euros. « Dans ce relevé des compteurs dressé au 31 août, nous avons retenu un volume investi de 11,8 milliards d’euros, souligne Thierry Juteau, directeur général et directeur du département Capital Market. Soit une hausse de près de 4 milliards d’euros en l’espace de deux mois. »

Sur cette tendance estivale, les perspectives que laisse présager 2015 sont plutôt souriantes. « Cette année s’inscrit dans les niveaux de volumes en ligne avec ceux affichés les deux dernières années », poursuit-il en faisant référence aux quelque 5 milliards d’euros de cessions actuellement sous promesse de vente et aux 10 milliards d’euros que représentent les deals en phase de marketing (en cours de commercialisation en vue de trouver de potentiels acquéreurs). « Même si tous ces immeubles en vente ne trouveront pas preneurs d’ici à décembre, il est évident que le marché de l’investissement sera, cette année encore, robuste, pour atteindre aux environs de 20 milliards d’euros », anticipe Thierry Juteau. Néanmoins, une tendance de fond se confirme, avec la domination des investisseurs français : Gecina, MACSF, Aviva Investors, Primonial Reim… « plutôt enclins à se positionner sur des volumes d’investissement de l’ordre de 100 à 200 millions d’euros », relève-t-il. Et une offre de qualité qui bride le marché de l’investissement. Mécaniquement, la mise sur le marché d’actifs « core » se raréfie, en raison de la difficulté qu’auront leurs propriétaires à les remplacer par un ou des immeubles de même qualité. Résultat, certains acceptent d’être exposés à un risque locatif. Primonial Reim s’est ainsi positionné sur deux immeubles, l’un à Boulogne-Billancourt et le second à Issy-les-Moulineaux. L’un d’entre eux n’est loué qu’à 70 %.

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