Les fonds souverains ont faim d’émergents et d’alternatif

le 26/06/2014 L'AGEFI Hebdo

Diversification. Les marchés émergents et les actifs alternatifs ont été recherchés par les investisseurs souverains en 2013. Cela devrait encore être le cas en 2014. Néanmoins, leur préférence pour les marchés développés dans leurs portefeuilles persiste, notamment pour les actions. C’est ce que nous apprend la deuxième édition de l’étude annuelle sur la politique de gestion de 52 fonds souverains totalisant 5.700 milliards de dollars d’actifs réalisée par Invesco. Parmi les actifs alternatifs, si l’immobilier continue d’être une cible privilégiée d’investissement, les infrastructures rencontrent de plus en plus d’appétit de la part des fonds souverains : 47 % d’entre eux ont augmenté leur pondération en 2013 (contre 22 % en 2012) et ils sont 53 % à vouloir le faire cette année. Cette allocation stratégique s’explique par la faible pondération de la classe d’actifs par rapport à leur cible. Il en va de même pour les marchés émergents, notamment l’Afrique et la Chine, qui ont bénéficié de flux d’investissement en 2013 et devraient encore en profiter cette année, à l’instar de l’Amérique latine. Malgré tout, de nombreux investisseurs souverains s’attendent à rester sous-pondérés sur les marchés émergents. « Même si l’on exclut les allocations sur le marché domestique des fonds souverains basés dans les marchés développés, 56 % du portefeuille moyen de l’investisseur souverain se situe sur les marchés développés », indique Invesco. Autre enseignement de l’étude, ces investisseurs ont accru leur espérance de rendement et leur horizon de placement, ce qui est confirmé par un plus grand appétit pour le risque. L’augmentation de la pondération dans les émergents et dans l’alternatif s’est fait au détriment du marché obligataire domestique et du cash.

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