Du pain et des jeux (2)

le 03/04/2014 L'AGEFI Hebdo

Les jeux d'argent en France ont-ils été victimes de la crise économique ? On peut le penser. L'attirance pour les jeux n'a cessé de progresser jusqu'en 2006 (0,9 % de la consommation) et s'érode depuis, indique l'Insee.Ce secteur économique pesait tout de même 46,2 milliards d'euros en 2012. Le joueur français reste attaché aux traditions avec les paris hippiques qui demeurent les plus prisés (rentabilité nette de 34 % pour le PMU) et les jeux en ligne qui stagnent à 7 % du marché (ils ne sont toujours pas rentables). Un joueur mise en moyenne 2.000 euros par an, soit une dépense de 400 euros nette des gains, et 13 adultes sur 1.000 sont des joueurs à risque. Mais le plus grand gagnant dans tout ça, c'est le fisc qui prélève sa dîme : 12 % des mises ou 56 % du PBJ (produit brut des jeux). Par ici la monnaie !

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