Vertige

le 20/03/2014 L'AGEFI Hebdo

On peut penser qu’il s’agit de récompenser un homme « qui a fait le job ». Emmanuel Roman, nommé directeur général de Man Group il y a tout juste un an, a en grande partie rempli son mandat : le nombre d’employés a été réduit de 20 % – et les coupes ne sont pas terminées ; l’action a repris 2,7 % en 2013 après une chute de 70 % en trois ans; le management a été restructuré ; enfin, le bénéfice avant impôt a augmenté de 8 %. Pour cela, sa rémunération totale est passée d'un million de dollars en 2012 (son salaire, inchangé) à 3,4 millions en 2013 (en incluant le bonus). Soit une augmentation de 224 %. On peut aussi regarder les choses autrement : 8 %, ce n’est pas grand-chose. Les objectifs de revenus n’ont pas été remplis, et la masse salariale n’a baissé que de 6 % (pour un nombre d’employés bien moindre….). Le cost cutting n'atteint décidément pas toutes les sphères des hedge funds...

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