L’interdiction des ventes à découvert réduit la liquidité

le 09/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Bilan. L’interdiction des ventes à découvert par la Financial Services Authority (FSA) sur 32 institutions financières du 19 septembre 2008 au 16 janvier 2009 n’a pas amélioré les conditions de marché sur ces valeurs, selon une étude de Ian Marsh et Richard Payne de la Cass Business School. « La liquidité s’est asséchée et les coûts de transactions ont explosé, constatent-ils. L’interdiction n’a pas modifié l’équilibre entre les ordres, qui sont restés majoritairement vendeurs. Cela semble indiquer que les ‘long-sellers’ étaient le véritable moteur des opinions négatives envers les valeurs financières. » La mesure aurait même eu pour résultat de déplacer les ordres sans limite vers des échanges de gré à gré plus opaques, selon l’étude. La FSA avait justifié son interdiction par des « incohérences » constatées dans les transactions sur les valeurs financières. Ces conditions existaient aussi pour le reste du marché, répondent a posteriori les auteurs.

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