Les bilans des banques affectés par la réforme du Livret A

le 09/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Désillusion. La banalisation du Livret A en janvier 2009 est loin d’avoir pacifié les relations entre les banques françaises. Les sujets de friction restent nombreux. Notamment le projet de porter le taux de la centralisation des encours à la Caisse des dépôts pour financer le logement social et la politique de la ville de 65 % à 70 % en 2018. Avec une garantie à la clé : une hausse des encours centralisés de 2 %. En deçà, une ponction supplémentaire sera réalisée sur les bilans des banques. Au-delà de 3 %, les montants collectés resteront logés dans les banques. Pour l’Union sociale pour l’habitat, le nouveau taux de centralisation ne garantit pas le plancher de 125 % de l’encours centralisé minimal rapporté aux prêts des fonds d’épargne. Pour les banques, au contraire, pas de problème : un taux de centralisation de 50 % couvre les besoins. A défaut de transferts des livrets des acteurs historiques vers les nouveaux entrants, la réforme provoque un transfert des dépôts centralisés. Les nouveaux entrants vont devoir délester leurs bilans de plusieurs milliards d’euros tandis que les « historiques » vont récupérer en sens inverse de la ressource. D’où une vive polémique en ces temps de course aux dépôts.

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