Les Français délaissent l'épargne-logement

le 02/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Abandon. C’était avant la crise de liquidités de 2007. Le secteur bancaire français ne voulait plus d’épargne immobilière logée au bilan, et le financement des achats immobiliers sur le modèle américain des prêts subprime, jumbo ou prime, apparaissait comme le fin du fin de l’innovation financière. Exit le PEL (plan d’épargne logement) par le biais d’un régime fiscal et social beaucoup moins favorable à l’épargnant et surtout orienté uniquement sur l’acquisition d’un bien immobilier. Le PEL ne devait plus être un produit d’épargne. « Il en a résulté une décollecte massive et une forte baisse d’encours depuis janvier 2006 qui découle en partie de la fermeture de plans de plus de dix ans », note l’Insee dans une radiographie du patrimoine des ménages début 2010. Le taux de détention du PEL est passé de 41,3 % en 2004 à 31,2 % à 2010. Autre fait notoire lié cette fois à la crise boursière : le nombre de PEA recule pour la première fois depuis sa création en 1992. Le PEP (plan d’épargne populaire), plébiscité par l’épargnant mais tout de même supprimé en 2003, est arrivé en phase d’extinction finale. Le bénéficiaire de ces replis est l’assurance-vie en euros.

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