La Chine prête à investir dans de la dette « périphérique »

le 25/11/2010 L'AGEFI Hebdo

Les gestionnaires de fonds évitent les pays périphériques, prudence oblige. Hormis sur quelques maturités. Comme l’indique Brigitte Le Bris, directeur des taux internationaux et des devises de Natixis AM, « nous achetons de la Grèce maturité courte 3 à 6 mois maximum ». Solution inverse, « nous nous positionnons sur du plus de 40 ans, car le risque de défaut est déjà valorisé », précise Nicolas Forest, responsable de la stratégie taux de Dexia AM. Des acheteurs s’intéressent aux titres à maturité longue, comme la Banque Populaire de Chine (photo), la banque centrale, acheteuse de titres grecs et portugais. Cette stratégie de portage « est d’autant plus attrayante que les rendements des titres périphériques sont élevés », constate Bernard Aybran, directeur de la multigestion d’Invesco Asset Management. Cette tactique correspond à une volonté de diversification accrue par rapport aux placements en dette américaine, « accentuée par les décisions unilatérales des Etats-Unis en matière de politique économique pendant cette crise », analyse Erick Muller, directeur des investissements obligataires de Fidelity. En tout état de cause, les Trésors des pays européens en quête d’acheteurs stables pour le long terme peaufinent, à l’instar de l’Espagne, leur marketing en vue de séduire les investisseurs étrangers.

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