Le G20 se penche sur le « too big to fail »

le 18/11/2010 L'AGEFI Hebdo

Sommet. Les chefs d’Etat du G20 réunis les 11 et 12 novembre ont chargé leurs ministres des Finances de fixer des orientations (guidelines) afin de détecter les déséquilibres des comptes courants qui minent l’économie mondiale. Les ministres travailleront en concertation avec le Fonds monétaire international (FMI) et un point d’évaluation sera fait au premier semestre 2011. Le but est de déterminer des indicateurs permettant d’identifier les déséquilibres et de prendre des actions « préventives et correctives ». Attendu sur la « guerre des monnaies », le G20 a accouché d’une souris. Le communiqué recommande tout de même aux pays émergents de « prendre des mesures macroprudentielles élaborées avec soin » pour freiner l’afflux de capitaux chez eux.

Pour sa part, le rapport du Conseil de stabilité financière (FSB) soumis aux dirigeants du G20 a entériné la réforme de Bâle III sur les niveaux de fonds propres, les matelas de sécurité pour atténuer les phénomènes de procyclicité et le calendrier de mise en œuvre (de 2013 à 2019). Parmi les nouveautés, le FSB s’est attelé à la question des SIFIs, les institutions financières systémiques (too big to fail), en les scindant en deux catégories : les SIFIs et les global SIFIs. Ces dernières sont définies comme pouvant provoquer une dislocation des marchés financiers mondiaux et pourraient faire l’objet de contraintes spécifiques : surcharge en capital, part obligatoire de capital contingent ou de dette bail in associant les créanciers aux pertes, ratios de liquidités plus contraignants. Par la suite, le FSB devrait étendre ses réflexions sur les SIFIs au-delà des banques, à savoir au shadow banking ou shadow financial sector : hedge funds, brokers, fonds monétaires, compagnies d’assurances...

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