L’exemple italien va-t-il contribuer à enterrer la TTF européenne ?

le 30/08/2016

La taxe, introduite en 2013, a entraîné une baisse de la liquidité et augmenté la volatilité, sans faire chuter les volumes ou la performance.

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Alors qu’un accord entre pays européens pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) ne cesse d’être repoussé et apparaît toujours plus compromis, des chercheurs de la Banque centrale européenne se sont intéressés aux effets de son introduction en Italie en mars 2013. Aidés par la conception de la mesure italienne, qui ne s’applique qu’aux titres de sociétés valorisées plus de 500 millions d’euros, Giuseppe Cappelletti, Giobanni Guazzarotti et Pietro Tommasino constatent que la réforme aura eu pour effet de réduire la liquidité des titres visés et d’augmenter leur volatilité, sans pour autant affecter leur performance ni les volumes échangés.

L’effet de la TTF sur la liquidité des titres apparaît particulièrement important et s’explique, selon les chercheurs, par la hausse logique des coûts de transaction.«D’un point de vue économique, l’effet est substantiel, étant de l’ordre de 0,5% dans la plupart des estimations, écrivent les auteurs. Pour mettre la valeur estimée en contexte, le spread médian bid-ask parmi les valeurs exemptées étudiées atteignait environ 0,7% pour le mois de mars 2013.» L’accroissement de la volatilité est également significatif, «quantitativement, cet effet équivaut à une hausse d’environ 10%».

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