Un « Bremain » va dynamiser l’investissement privé

le 08/06/2016

Natixis se penche sur les conséquences des risques politiques, en particulier liées au Brexit, sur la croissance dans un rapport de recherche de juin 2016.

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Le maintien dans l'Europe du Royaume-Uni doit lui permettre de recevoir plus d'investissements et d'augmenter sa croissance. C’est ce que montre le résultat des recherches de Natixis publié le 2 juin 2016 et intitulé « It’s the politics, stupid ».

En Europe, la possibilité d’un Brexit planera jusqu’au 23 juin et reste la cause du ralentissement de la croissance, qui s’élevait à 2,3% en 2015 et qui devrait atteindre 1,9% en 2016. Comme un Bremain se profile de plus en plus clairement aux yeux de Natixis (malgré deux sondages récents allant dans le sens inverse), le Royaume-Uni peut espérer voir l’investissement privé bondir de 3,7% en 2017 contre 1,8% cette année. Natixis ajoute que « l’incertitude liée au référendum devrait se dissiper avec la victoire du Remain le 23 juin, engendrant un fort rallye boursier et un rebond de la confiance ». L'inflation devrait aussi augmenter au Royaume-Uni, passant de 0% en 2015 à 0,6% en 2016.

Les recherches de la banque américaine montrent également que la méfiance de la population européenne envers les institutions politiques contribue au ralentissement de la croissance. Celle-ci devrait s’élever pour la zone euro à 1,5% en 2016 et 1,4% en 2017. L'Europe ne devrait pas donc pas connaître de « rupture de tendance », précise Natixis, contrairement aux Etats-Unis. Là-bas, la reprise est plus évidente : la consommation, facteur moteur de la croissance, a fortement progressé dès le début du deuxième trimestre malgré un premier trimestre décevant. 

Natixis se penche aussi sur le Japon, qui va subir une faible croissance de 0,3% en 2016 et de 0,1% en 2017.

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