Le FMI pessimiste pour les économies émergentes

le 03/09/2015

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Les risques ne pèsent plus sur les économies développées mais sur les pays émergents, d’après une note de recherche préparée par le Fonds monétaire international (FMI) en amont du sommet du G20 du 4 et 5 septembre. Globalement, la croissance a été plus faible au premier semestre 2015 par rapport au second semestre 2014. La reprise devrait toutefois s’accentuer en Europe au second semestre de cette année, alors que les pays émergents souffriront du prix des matières premières et de conditions financières plus difficiles.

Les projections pour 2016 sont plus optimistes, avec des conditions en amélioration parmi les économies les plus en difficultés et la poursuite de la reprise pour les économies développées. De nombreux risques à la baisse persistent néanmoins, entre le ralentissement chinois et une possible hausse des taux de la Fed.

Concrètement, les recommandations de l’institution basée à Washington diffèrent selon les pays. Si les pays développés doivent poursuivre leur politique monétaire accommodante, il leur est également conseillé de mettre en place des politiques fiscales favorisant la croissance. Des politiques structurelles s’attaquant aux rigidités des marchés du travail et des produits sont aussi mises en avant.

Les économies émergentes n’ont pas les mêmes possibilités selon qu’elles sont exportatrices de pétrole ou non. Dans le premier cas leurs réserves de devises peuvent leur permettre d’adoucir le retournement en laissant filer les déficits, tandis qu’une dévaluation via le marché des changes pourrait s’avérer utile dans les autres cas. Des réformes structurelles portées sur l’amélioration de la productivité sont une priorité.

Le FMI enjoint en conclusion les décideurs politiques à coordonner leurs efforts entre économies en surplus et en déficit afin d’atteindre une croissance durable. 

Source :
Fonds Monétaire International
Langue :
Royaume Uni
Pages :
10

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