La dégradation des parts de marché de la France parmi les plus forte de la zone euro

le 25/06/2015

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Le déficit courant de la France s'est creusé en 2014 à hauteur de 2,6 milliards d'euros sur un an pour atteindre un niveau de 19,7 milliards,  0,9% du PIB, selon le rapport annuel de la balance des paiements de la Banque de France.

Le rapport confirme la poursuite de la dégradation des parts de marché mondiales de la France, plus importante que celle des autres grands pays de la zone euro. A l'échelle de l'Union européenne, on constate que la Grande-Bretagne fait pire malgré la maîtrise souveraine de sa monnaie. La France perd davantage de parts de marché au sein de la zone que dans le reste du monde du fait d'une hausse des coûts unitaires de production plus forte que chez ses partenaires européens. 

Concernant les seuls biens, le déficit courant a poursuivi sa tendance baissière pour revenir à 34,6 milliards sur 2014 après 43 milliards en 2013. De son côté, l'excédent dégagé par le secteur des services s'est également réduit à 17,8 milliards. Dans ce contexte, la position extérieure nette de la France s'est à nouveau dégradée pour afficher un déficit de 418 milliards d'euros avec une dette extérieure nette qui a grimpé de 5 points en un an pour atteindre 38,5% du PIB fin 2014.

Les comptes courants français sont très lourdement déficitaires face à ses partenaires de la zone euro, à hauteur de 30 milliards d'euros au total, dont la moitié avec l’Allemagne. Or, la France réalise 46,5% de ses échanges de biens et 41,1% des services avec la zone euro. Hors de la zone, l'autre grand grand déficit courant (plus de 20 milliards d'euros) enregistré par la France est dû à la Chine.

 

Source :
Banque de France
Langue :
France
Pages :
62

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