L'OCDE dénonce les contradictions des Etats en matière d'écologie

le 04/06/2015

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Les politiques de subventions des Etats et le fonctionnement actuel du système financier vont à l'encontre des objectifs de la conférence sur le climat de Paris (COP 21), avertit l'OCDE dans un rapport.

Les deux tiers des investissements énergétiques, par exemple, se font encore dans les énergies fossiles. Les investissements du secteur privé dans le pétrole, le gaz et le charbon continuent de bénéficier d'aides publiques que ce soient sous la forme de subventions ou de dispositions fiscales et ce à hauteur de 50 à 82 milliards d'euros par an pour les seuls pays de l'OCDE. Par exemple, les avantages fiscaux accordés aux véhicules de société, qui représentent 19% de la flotte automobile de l'OCDE, et aux frais de déplacement, soit 19 à 33 milliards d'euros par an, encouragent l'usage intensif de grosses voitures et donc l'émission de gaz à effets de serre.

Sur les marchés financiers, l'absence d'un marché du carbone structuré se fait aussi clairement sentir : «on manque d'un prix du carbone fort pour décourager l'investissement dans les combustibles fossiles», souligne Richard Baron, coordinateur du rapport de l’institution. De plus, l'organisation estime que les règles prudentielles introduites dans le secteur financier par l'accord Bâle 3 sont de nature à décourager les investissements de long terme dans les activités sobres en carbone et les énergies renouvelables, trop peu rentables alors qu’avec les nouveaux ratios prudentiels mis en place, les acteurs financiers cherchent des rendements plus élevés pour pallier la diminution des capitaux qu’ils peuvent placer.

Source :
Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)
Langue :
France
Pages :
20

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