Le commerce mondial devrait accélérer d'ici à 2020

le 04/06/2015

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Moribonde depuis le début de la crise financière, la croissance du commerce international devrait retrouver du dynamisme grâce à la meilleure santé des pays développés en attendant que les grands émergents ne retrouvent leur rôle de locomotive, estime HSBC dans une étude publiée jeudi 3 juin. Dans cette étude semestrielle sur le commerce international, la banque anticipe une croissance de 8% par an du commerce international de marchandises en valeur sur la période 2017-2020, contre seulement 1,5% en moyenne entre 2012 et 2014.

A court terme, la progression devrait être portée par la solidité de l'économie américaine et le regain de vigueur au Japon et dans les pays de la zone euro, cette dernière comptant pour un quart des échanges internationaux. A moyen terme, HSBC s'attend à ce que les émergents, l'Asie en tête avec des pays comme l'Inde et le Vietnam, redeviennent le moteur de la croissance des échanges de biens.

Mais elle souligne que des facteurs de risques "significatifs" pourraient altérer ce scénario. Le premier tient à la restructuration des chaînes d'approvisionnement mondiales sous forme de relocalisations d'activités autrefois installées à l'étranger. Un autre facteur de risque tient aux faibles progrès enregistrés dans la libéralisation des échanges, par contraste avec la décennie qui a précédé la crise financière de 2008-2009.

Mais pour la banque, il y a de bonnes raisons de penser que des avancées sont de nouveau possibles dans ce domaine au vu de l'état d'avancement des négociations sur plusieurs accords. Elle cite notamment l'Accord de facilitation des échanges négocié avec succès dans le cadre de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) et en attente de ratification, qui, selon l'OCDE, pourrait se traduire par une baisse du coût des échanges de 12,5% à 17,5% selon les pays. S'y ajoutent les discussions pour élargir l'Accord sur les technologies de l'information (ITA) de l'OMC ou celles sur un partenariat transatlantique (TTIP) entre l'Europe et les Etats-Unis et pour un partenariat transpacifique (TPP).

Source :
HSBC
Langue :
Royaume Uni
Pages :
4

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