L'Europe aurait-elle sacrifié sa jeunesse ?

le 03/04/2015

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Les jeunes ont été les premiers perdants des politiques d'austérité budgétaire dans l'Union européenne, ce qui ne peut que peser sur les perspectives de croissance à moyen et long terme, selon une étude publiée par le groupe de réflexion Bruegel. Ce constat est particulièrement vrai dans les pays les plus touchés par la crise, poursuit-elle.

Le think tank ne remet pas en cause ces politiques qu'il juge inévitables pour certains pays comme la Grèce, l'Irlande ou l'Espagne. Mais il critique la vitesse et les cibles de l'ajustement. L'effort a été inégalement réparti selon les classes d'âge, comme l’atteste l’évolution de l’écart du taux de privation matérielle grave, c'est-à-dire la part de la population n'ayant pas accès à des biens de base comme l'électricité ou des repas chauds, qui s’est creusé de deux points entre les jeunes et les retraités sur la période 2005-2013, dans l'Europe des Vingt-Sept.

Cette étude prend une résonance particulière dans un contexte de remontée du risque politique en Europe et de victoire électorale du parti anti-austérité Syriza en Grèce. Dans sa liste de réformes envoyée à ses partenaires européens, Athènes prévoit d'ailleurs plusieurs mesures de soutien pour les retraités, dont le rétablissement d'un 13e mois de pension pour les «seniors» pauvres qui coûterait 600 millions pour 2015. Mais rien pour les jeunes ni l'éducation.

Source :
Bruegel
Langue :
Royaume Uni
Pages :
16

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