Les tensions géopolitiques renforcent l’aversion au risque

le 13/08/2019

Les principales bourses et les taux de référence sont de nouveau malmenés face à la multiplication des foyers d'instabilité dans le monde.

Les tensions géopolitiques renforcent l’aversion au risque

(mise à jour à 11H34) Les principales Bourses et les taux d'intérêt sont de nouveau malmenés, ce mardi matin en Europe, les foyers d'instabilité géopolitique se multipliant un peu partout dans le monde, entre la Chine et Hong Kong, le Japon et la Corée, en Argentine, en Italie, sans oublier les crispations commerciales internationales et l'échéance du Brexit qui se rapproche dans un flou complet.

Face à ces multiples sources d'inquiétude, l'aversion au risque semble gagner les investisseurs déjà préoccupés par le ralentissement de la croissance mondiale. En Allemagne, le moral des investisseurs est tombé en août à son plus bas niveau depuis plus de sept ans et demi, une dégradation bien plus marquée qu'attendu dans un contexte dominé par les tensions commerciales et la détérioration des perspectives de croissance, montre mardi l'enquête mensuelle de l'institut ZEW.

À Paris, le CAC 40 perdait 0,35% à 5.291,88 points dans les premiers échanges après avoir enregistré deux séances consécutives de repli. À Francfort, le Dax cèdait 0,39% et à Londres, le FTSE 100 reculait de 0,16%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s'inscrivait en baisse de 0,2%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,35% et le Stoxx 600 de 0,35%.

"Les intervenants sur les marchés semblent devoir affronter des vents contraires dans toutes les directions", résume Naeem Aslam, analyste de ThinkMarket, qui note entre autres que "la probabilité de voir l'économie américaine entrer en récession n'est plus une question de long terme".

"Malgré un premier semestre 2019 globalement positif, les investisseurs mondiaux devront composer avec des performances médiocres au cours des six à douze prochains mois d'après le sondage de Natixis Midyear Strategist", écrivent les analystes de Natixis investment managers dans une note publiée ce mardi.

De leur côté, les rendements obligataires de référence restent orientés à la baisse, avec un recul de plus d'un point de base pour le dix ans allemand à -0,618% après un nouveau plus bas historique à -0,619%. Le dix ans français est repassé sous -0,3%. Ce mouvement marqué favorise un reflux des rendements italiens mais l'écart de rendements à dix ans entre les titres italiens et allemands reste proche de 230 points de base. 

L'inflation en Allemagne a été confirmée à 0,4% en juillet, soit 1,1% sur un an aux normes européennes IPCH.

Sur le marché américain, le rendement à 30 ans a touché, en séance lundi, son plus bas niveau depuis juillet 2016 à 2,119% et le dix ans est revenu sous 1,65% contre 1,734% vendredi. Le marché obligataire américain attend notamment les chiffres mensuels des prix à la consommation aux Etats-Unis en juillet, en milieu de journée.

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