Le Brexit pèse sur les économies européennes, selon le FMI

le 19/07/2016

Son nouveau scénario de référence des projections de croissance mondiale a été revu légèrement en baisse de 0,1 point de pourcentage pour 2016 et 2017, par rapport à l’édition d’avril 2016 des Perspectives de l'économie mondiale

Christine Lagarde, directrice du FMI, lors de son discours à la Goethe University de Francfort le 5 avril 2016.
(Photo Bloomberg.)

Le Brexit, qui a pris de court les marchés financiers mondiaux, représente "la matérialisation d’un considérable risque baissier pour l’économie mondiale", s'alarme le Fonds monétaire international (FMI) dans ses nouvelles prévisions économiques, publiées ce mardi 19 juillet.

Son nouveau scénario de référence des projections de croissance mondiale n'a toutefois été revu que légèrement à la baisse par rapport à l’édition d’avril 2016 des PEM (de 0,1 point de pourcentage pour 2016 et 2017, alors que les prévisions pré-référendum avaient été revues à la hausse de 0,1 point pour 2017). Selon l'institution, cette détérioration tient aux conséquences macroéconomiques attendues d’une profonde incertitude, y compris sur le plan politique.

Le FMI précise que les révisions liées au Brexit concernent particulièrement les pays européens avancés, l’impact étant relativement négligeable ailleurs, y compris aux États-Unis et en Chine.

Sans préjuger de la forme que prendra le processus de retrait, ce scénario de référence s’appuie sur l’hypothèse favorable d’une diminution progressive des incertitudes, d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sans augmentation sensible des barrières économiques, de l’absence de perturbations majeures sur les marchés financiers et du caractère limité des retombées politiques du référendum. "Cependant, une issue plus négative est clairement envisageable", préviennent les économistes du FMI. 

Clefs de voûte de l'activité, la confiance et l’investissement seront mis à rude épreuve par l'incertitude née du Brexit, "y compris par ses retombées sur la situation financière et, de manière plus générale, sur le climat des marchés", estiment les auteurs du rapport.

Constatant que les marchés ont dans un premier temps réagi de manière intense, mais généralement ordonnée, le FMI chiffre à environ 10% l'ampleur de la dépréciation de la livre britannique jusqu’à mi-juillet. Malgré un certain rebond, les valeurs boursières sont en repli dans certains secteurs, notamment les banques européennes; et les rendements des actifs sûrs ont diminué. 

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